![]() |
||
|
Geographie
|
||
![]() |
||
Au nord du Costa Rica le relief s'effondre, une dépression précède une serie de montagnes dont les chaînes sont orientées vers l'Est. Le grand lac d'eau douce qui se trouve au Sud-Est du Nicaragua, appelé Cocibolca par les ondiens et aujord'hui plus couramment Gran Lago ou Lago de Granada et son déversoir qui est le Río San Juan découvert par Christophe Colomb forment la limite sud du pays. Les chaînes de montagnes sont au sud de la cordillère Chonleña, au nord la Segoviana. Entre les deux groupes coule le rio Matagalpa.
La cordillère qui surgit parallèlement à la côte du Pacifique est la plus petite mais c'est elle qui constitue la série impressionnante des volcans du Nicaragua :
El Cosigüina
(859m) dont l'éruption de 1835 envoya, dit-on, des cendres jusqu'à la jamaïque d'une part, à la Colombie d'autre part.
El San Cristóbal
(1745m)
El Chonco
(1105m)
El Telica
(1010) dont les cendres fertilisent la region de León.
Las Pilas, qui comprend une série de petits volcans (938m) dont le célèbre Cerro Negro(675m); ce volcan surgit seulment en 1850 fit éruption plusieurs fois au cours des cent dernières années et tout récemment encore, en 1960 cause de graves dommages à la ville de León et aux envierons, par ses laves, ses jets de pierre et des cendres.
Le Momotombo (1280m) au Nor-Est de Managua, aux pieds duquel se trouvait la première ville de León (aujourd'hui León Viejo) est un cône parfait, entouré de petits cônes également parfaits - " on croirait un père entouré de ces enfants", disent les gens du pays. Victor Hugo l'a rendu célèbre en le chantant dans un de ces poèms.
De nombreuses lagunes avoisinent cette partie de la ligne des volcans,
dont la plus célèbre, aux envierons immédiats de la capítale, la lagune de
Jiloá est devenue une véritable station balnéaire.
Elles constituent toutes de très beaux plans d'eau ancaissés, por la plupart,
dans des cratères.
Vien ensuite le groupe volcanique du Masaya, avel le Santiago (600m) qui,
par son éruption de 1775, faillit détruire la cité de Masaya et don les émissions
de gaz sufureux se renouvellent périodiquement. Le Santiago est l'un des quatre
seuls volcan dans le monde qui abritent dans le cratère un lac de lave incandescente.
Près de la ville de Granada, au bord du lac du même nom, s'élève ce qui reste du volcan Mombacho dont le cône a éclaté dans les temps préhistorique, donnant naissance par les énormes blocs de pierre projetés dans le lac, à 318 petites îles, les isletas, l'ttraction touristique la plus forte du Nicaragua.
Dans le Grand lac, L'île de Zapatera est occupée par un volcan éteint dont l'érosiun a ramené l'altitude à 600 mètres. Mais c'est dans l'île d'Ometepe que se trouve l'ensemble de deux volcans toujours actifs et menaçants, le Concepción (1610m) et le Maderas (1394).
Une de manifestations connexes du volcanisme nicaraguayen réside dans la présence de nombreuses sources thermales, une cinquantaine, dont celle de San Jacinto près de León et celle de Tipitapa, près du Managua.
Le Grand lac du Nicaragua (8264 km2 avec 160 km dans son plus grand axe et 60km dans son axe mineur) est à 31 m au-dessus du niveau de la mer Caraïbe. Il est riche en faune : crabes, écrevisses, coquilles de diverses sortes, iguanes,petit crocodiles, tortues, poissons en grandes variétés. Mais c'est la présence dans ses eaux douces, de poissons-scie, de requins et de "megalops atlantieus" ou "sabalo real" en espagnol, qui frappe le plus le visiteur étranger du fait que ces poissons sont réputés vivre en eau salée
Le lac a joué un grand rôle dans la vie economique du pays au temps de
la colonisation espagnole.
Il est aujourd'hui désert d'embarcations mais dois constituer dans un proche
avenir, non seulment un moyen peu coûteux de cominication entre ses riverains
qui jouent un rôle chaque jour plus grand dans la production de riz, de bétail
et autres produit de l'agriculture mais encore la voie d'eau naturelle pour
l'accès des navires venant de la mer caraïbe et de l'Atlantique aux ports
à créer à Granada et Managua évitant ainsi por ces navires le détour par le
Canal de Panamá.
Quant au lac du Managua, qui n'a que mille kilomètres carrés envieron de superficie et un faible profondeur, dont les eaux sont bien plus troubles que celles du Grand Lac, il est appelé à jouer également un rôle important dans la vie économique du pays, lorsque le niveau en sera régularisé et légèrement élevé par la mise en place d'un barrage à Tipitapa et que la qualité de l'eau en sera assainie. La faune en est à peu près identique à celle du Grand Lac à l'excepcion des poissons de mer (requins et autres) qui ne se trouvent pas.
La rapide vision géomorphologique que nous venons de donner du Nicaragua serait incomplèete si nous ne passions pas en revue le nombreuses voies fluviales qui sillonent le pays. Les fleuves et les rivières ont, au cours de l'histoire géologique, ici plus qu'ailleurs, transformé le relief primitif par l'érosion des montagnes et des vallées, ensuite par l'élargissement de littoraux avec un apport constant et important de sédiments. Les coeurs d'eau qui s'écoulent vers le Pacifique, à l'inverse de ceux qui de centre, coulent vers la Côte Atlantique et son longs, larges et sineux, ne couvrent pas de longs parcours.
Les principales rivières du versant pacifique sont, du Nord au Sud, l'Estero
Real, véritable estuaire débouchant sur la mer sur une largeur de 2 KM, qui
ressamble les eaux de plusieurs affluents.
Puis viennent le groupe du secteur de Corinto et Puerto Sandino-dont les rivières
ne depassent pas 35 km de long - et le group du secteur Tamarindo-Escalantes,
enfin celles du secteur de Rivas.
De nombreux cours d'eau intérieurs se déversent dans les lacs. On peut citer,
El Viejo (168Km) qui, après avoir reçu les eaux du haut rio Tuma (qui descendait
vers la mer Caraïbe mais dont le débit a été détourné pour alimenter les centrales
hydroélectriques de Tuma) coule vers le lac de Managua comme le fait le Rio
Pacora, de bien mindre importance. Le Rio Tipitapa (37 KMs )ets,de fait le
déversoir du lac de Managua vers le lac de Granada.
Les rivères Malacatoya (105 kms), Tecolostote (65 kms), mayales (86 kms), Lóvago (66 kms), Tepenaguasapa (52 kms) ont leur embouchure sur la côte septentrionale du Grand Lac tandis que quelques petites rivières qui coulent en territoire de Costa Rica se déversent dans le même lac, sur sa côte méridionale.
C'est vers la mer caraïbe et l'Atlantique que coule la plus grande masse d'eau douce accumulée sur le territoire du Nicaragua. De véritables fleuves descendent du massif central qui prennent leurs sources entre 1.300 et 700 mètres d'altitude, étant de véritables torrents dans la partie montagneuse mais s'élargissant de manière considérable à partir de 100 mts. d'altitude pour s'écouler dès lors magestueusement vers les lagunes côtières et la mer à travers l'epaisse forêt tropicales où les pluies les groississent sans cesse toute l'année. Plusieurs d'entre ces fleuves sont navigables jusqu'à cent kilomètres et plus à l'intérieur des terres por des barges d'un certain tonnage. Ce sont, du Nord au Sud, le Rio Coco (750kms) avec son affluent Bocay, dont l'embouchure se situe à Cabo Gracias a Dios; le Huahua (180kms), le Cucalaya (160kms) , le Prinzapolka (251kms), le Tuma inférieur (193kms) qui est un affluent du Rio Grande de Matagalpa (555 kms), Curinhuas (203kms), Huahuasan (88kms); El Escondido (80kms) est formé des rio Siquia, Mico, Rama. Le Rio Escondido et la route Managua -Rama forment actuellement l'axe utilisé pour le transport de merchandises entre le Pacifique et la mer Caraïbe.
Plus au Sud, les rios Punta Gorda, Maïz, Indio, précèdent le Rio San Juan par lequel se déverse la Grand Lac qui forme la frontière avec le Costa Rica.
For further information or reservation please e-mail us nactual@univision.com